Pourquoi ces fonds d'archives se trouvent-t-ils intégrés aux collections documentaires du CDÉACF ? Les fonds d'archives constituent la source première et originale de recherche de l'histoire des collectivités. C'est en pensant à celles et ceux qui veulent s'approprier l'histoire récente du mouvement des femmes et aux générations futures que le CDÉACF rend accessible le Fonds d'archives de La Marche mondiale des femmes
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En 2000, près de 6000 groupes de 163 pays ont participé à la Marche mondiale des femmes (MMF). S'inspirant de la marche québécoise « Du pain et des roses » organisée en 1995, pour s'élever contre la pauvreté des femmes, l'idée de la MMF a été lancée à la Conférence mondiale sur les femmes de Beijing. Cette mobilisation mondiale qui avait pour but de soumettre des revendications des femmes aux décideurs politiques, marquera à jamais le mouvement féministe. En 2005, les femmes de la terre s'unissent à nouveau pour déclarer par le biais de la Charte mondiale des femmes pour l'humanité qu'elles aspirent à un monde meilleur où régneront l'égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix. |
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Créé à l'origine en tant que projet de la Fédération des femmes du Québec, ce mouvement mondial a pris racine au Québec pendant plusieurs années. Le Québec a été la terre d'accueil du Secrétariat international de la MMF de 2000 à 2006, année où le Secrétariat internationale a élu domicile au Brésil. Les documents qui ont été produits dans le cadre des activités pendant cette période ont été regroupés et seront conservés dans ce tout nouveau fonds d'archives. Depuis 2002, la MMF dispose de sa propre charte légale en tant qu'organisme indépendant et la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes, coordonnée par la Fédération des femmes du Québec, poursuit son implication dans le réseau mondial. |
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Véritable bijou du patrimoine documentaire féministe, le fonds rassemble près de 600 archives présentant les documents constitutifs de la MMF, l'histoire de l'organisme, les différents comités de liaison et de suivi, les comités internationaux et de travail. On y retrouve les revendications nationales des pays de l'Afrique, des Amériques, de l'Europe, de l'Asie et de l'Océanie. Le fonds est également constitué d'archives qui permettent de retracer l'organisation des rencontres internationales ainsi que l'évolution des revendications et leurs impacts sur les différentes régions du monde. Il inclut les publications et les outils promotionnels utilisés ou colligés par la MMF dans le cadre de ses réalisations : des vidéos, des affiches, des dépliants, des photographies, etc., en provenance des quatre coins du monde.
Le fonds d'archives des États généraux des femmes de Femmes en tête (1987-1990). Cet organisme avait été mandaté par Relais-femmes pour organiser un événement soulignant le 50e anniversaire de l'obtention du droit de vote des Québécoises. « Les cinquante heures du féminisme » eut lieu en avril 1990. Le fonds d'archives répertorie près de 1000 documents touchant : l'administration générale ; les ressources financières ; les ressources humaines, immobilières et les affaires juridiques ; les organismes impliqués ; la correspondance ; les relations publiques et professionnelles ; la logistique ; les 50 heures du féminisme ; les kiosques.
Ce fonds d'archives, issu du colloque Québec Féminin Pluriel, est constitué de documents de réflexion sur les enjeux de la condition féminine. Il répertorie plus de 140 documents ayant servi à la préparation du Forum national des femmes en mai 1992. Ce forum visait l'élaboration de stratégies et de moyens pour un projet féministe de société. Sur des thématiques telles que : « Lieux de pouvoir », « Pluralisme et tolérance » ou « Féminisme et mode d'organisation », le fonds regroupe des bilans, des questionnaires, des communiqués de presse, de très nombreux rapports de discussion, des grilles d'analyse. On retrouve également des documents sur la logistique et la participation au colloque. Un fonds d'archives inestimable pour comprendre l'histoire de la lutte et les enjeux liés à la condition féminine dans le Québec des années 90.